Ah mon poulet ...
Ah que je me pourlèche,
déja de ripailler,
De cette peau de pêche,
au flancs immaculés.
Mon tendre amour volaille,
Viens-là que je te plume,
En gigolette de caille
et sa soupe aux légumes.
Poulet frais de mon coeur,
je t’aime sans date limite,
de minuit à pas d’heure,
tu es dans ma marmite,
Je te boufferais tout cru,
comme cuit à l’étuvée,
Sur un lit, paille-en-cul,
A peine assaisonné !
Ah mon poulet je ...
... t’aime.
La poubelle d'Alexandre.
La poubelle, Alexandre,
Que t'excèles à descendre,
N’attendra pas décembre,
Ni les cendriers pleins.
Sans excuse, ni d’esclandre,
Lance-toi, fier pied-tendre,
Dans la rue palissandre,
Jusqu’au bout du chemin.
Tu trouveras la cible,
Aux fragrances indicibles,
Récompense olfactive,
Du précieux balotin.
Laisse, d'un regard vide,
Ton partenaire putride,
Urne de nos diatribes,
Accomplir son destin.
Et rentre avant l’aurore,
Resasser tes remords,
D’avoir laissé s’enfuir,
Tes esquisses de catins.

L'essentiel
Une petite touche d'irréel
Instant immatériel
Ma fait croire immortel,
C'était juste une simple parenthèse
au bord de la falaise,
On se donnait du bien
Je me sentais si bien,
dans ses bras de satin,
Je me sentais si libre
Enfin vivre,
Et je touchais sa main ...
Aux couleurs naïves d'un arc-en-ciel
je la voyais si belle,
J'imaginais demain,
Beaucoup d'amour, un peu de magie
Au bord de la folie
Elle me donnait ses reins,
Je me sentais si bien,
dans ses bras de satin,
Je me sentais si libre
Enfin vivre,
Pourtant c'était la fin ..
... c'était la fin du livre,
qui nous rendait si ivres
c'était la fin du monde
une seconde
qui changeait nos destin ...
Un petit oubli un petit rien
Un petit matériel
Pour un peu d'insouciance
N'oubliez plus jamais l'essentiel
Pas de crime passionnel
De vie qui perd son sens
Je m'en suis tant voulu
Je me sentais perdu
J'ignorais que j'avais
Dans mon sang
Tant de poisons violents
... N'oubliez plus jamais l'essentiel
... N'oubliez plus jamais l'essentiel

L'âme frêre

Seul au monde, j'avais révé
Enfin de te retrouver
Balayant sur ton passage
Âme frère, mon enfant sage,
Sans doute mes idées noires
Tristes absences d'espoirs.
Inestimable présent,
Éclaircissant l'avenir,
Notre amour en devenir.
Jamais je n'aurais songé
Être à l'instant foudroyé
Tari de tous mes tourments.
Alors viens-là doucement,
Incline tes douces lèvres,
Marque à jamais de ta sève,
Embrasse-moi tendrement.
Mon coeur susurre ...
Mon coeur susurre
les traces d'usure,
le maquillage
n'efface pas l'âge
des meurtrissures,
coups et blessures,
Mais sans ambages
sauver l'image.
Ne dévoiler
mon coeur volé,
Ni mes voyages
pris en otage.
Ne pas laisser
le monde glisser,
Sentir la rage
tenir en cage.
Tout contrôler,
Le coeur serré,
Bercer vos yeux,
de beaux mirages.
Et puis sombrer
dans l'ombre innée,
Que scèle une âme,
à son naufrage.
(kinou)
